Sept

Billets

Il s’agit de se donner un rythme, être une machine pour aller mieux. Il suffit de se donner des règles pour ne plus angoisser et rêver. Il vaut mieux être comme ça, déconnecter son esprit des belles choses, se laisser aller à de l’inutilité. De l’inutilité qui rend heureux… Les divertissements, les débats, les arts. Se morfondre à lire, écouter les débats stériles sur des sujets de bon sens, opposant le bien-pensant endoctriné et son compère l’endoctriné pensant penser bien. De l’inutilité qui rend heureux, qui élève l’esprit sur ce monde. Monde dangereux et injuste. L’intellectuel essaye de changer ce monde par la justice, l’art, la politique, l’économie et les sciences depuis des milliers d’années. Le monde est dangereux et injuste mais il est beau comme ça.  Il est beau dans son amélioration à faire stagner l’évolution. Ce monde nous a tous obliger à être normal, se conforter dans sa condition d’homme libre de choisir ses chaines. C’est énorme et c’est tristement beau

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Six

Billets

Sache que c’est au fond de nous-même. C’est un besoin. Sache que c’est ce qu’on aime, ce qui nous donne faim. On essaye de créer cette intensité. On essaye de vous faire penser qu’elle a été crée avec les tripes. Avec ce genre de profonde inspiration que l’on a juste avant de plonger. Reste à déterminer, interpréter dans quelles eaux troubles nous plongeons. On aurait du s’appeler « paradoxe ». Le travail est devenue notre détox de la rêverie. Notre intox de leur conneries.On est conscient de la merde que l’on produit. Paradoxe. Cet étrange paradoxe, que l’on a au plus prodond de nous même. Cet étrange paradoxe qui fait que l’on déteste ce qu’on aime. De la haine face à cette simplicité d’esprit. De la tendresse aussi, parce que la naiveté est chose jolie.Ce doux paradoxe qui mêle haine et tendresse face à ce monde. Ce monde dans lequel on a été plongé pour comblé son ennui, pour égayé la fatalité de la naissance et la mort. On comble, on comble…

Cinq

Billets

Décidément ce cinquième billet fut difficile à publier. Sur Internet il ne faut pas rester silencieux des mois. La complexité de revenir après tant d’évènements, que dire, que créer… Quelle place se donner? Est-ce que ce sera lu? Est-ce que produire quelque chose sur la toile est encore utile ou c’est encore quelque chose qu’on nous a implanté inconsciemment : cette fausse liberté de penser et d’écrire comme bon nous semble… Plus nous grandissons, plus nous découvrons ce monde, plus nous nous apercevons que la contradiction est la nature de l’homme à contrario de sa dite « intelligence ». Encore une fois terré dans notre monde, dans notre lâcheté ou notre sagesse nous avons observé avec beaucoup d’intérêt notre médiocrité à se diviser et s’unifier. Et encore une fois nous en avons eu marre… Aujourd’hui nous sommes différents. Attendez-moi…

 

 

Quatre

Billets

On se demande où on en est. Pas loin. Pas loin, c’est juste le début de nos vies l’ami. On se plaint mais avec du recul, regarde comme elles sont belles nos vies. Ecartons-nous un instant du fatalisme et observons ce que nous avons réussi. Tu verras alors que ce n’est pas si triste l’ami. Et au final ça fait peur de réussir. On va vers la normalité, on fait tout pour ne plus avoir de soucis. On a comme du mal à s’en donner les moyens mais on s’en sortira les pieds devant en voyant toujours plus loin. Et on se dit pourquoi toujours voir demain. On en oublie souvent le présent. La paix, on nous la promet juste après s’être cassé le dos pendant nos plus belles années. Enfin bref, la vie, ce monde. Il est compliqué de s’exprimer, il est compliqué d’oser. On est trop timide pour dire « je » alors souvent on suit. On n’est pas de grands orateurs pour affirmer nos idées, alors pour se faire remarquer on met ce masque qui fait rire mais qui ne ramène pas de blé. On passe des nuits blanches à savoir ce qu’on veut vraiment, ce qu’on voudrait être vraiment, traîné, à regarder tous ces gens qui paraissent heureux. Et on se demande pourquoi pas nous. Pourquoi être peureux. On a peur de devenir artiste, d’être dans cette catégorie qui semble être à part… Cette peur d’oser, cette peur incessante de ne pas être dans les clous. On veut être dans les clous mais à notre manière. On ne veut pas de leur liberté, on voudrait notre liberté mais on n’arrive pas à s’en donner les moyens. On n’y arrive pas. On aimerait accomplir nos rêves mais la peur d’être déçu est là. Cette connasse de peur. Cette connasse de peur qui nous sauve ou qui nous fera regretter qui sait… Distrait, voilà ce qu’on est : des distraits. Incapable de se concentrer plus de vingt minutes on a l’impression d’être condamné à se chercher. On en a eu des opportunités, la peur nous a empêché de les saisir. La confiance, l’honnêteté, notre conscience nous ont ressaisis. Notre capacité à relativiser nous a relevé et on espère au plus profond de nous que des regrets ne reprendront jamais le dessus. On s’est dit on y arrivera. Ça prendra le temps qu’il faudra mais on y arrivera. Nous nous le sommes dit, nous nous le sommes promis. Un jour nous serons. Un jour nous serons les êtres que nous voudrons. Un jour nous nous en donnerons vraiment les moyens et à ce moment-là nous verrons.

Trois

Billets

On fait et on a fait quelques trucs : la danse, la photo, la vidéo, le théâtre, l’électronique, l’informatique, le bâtiment, l’animation, l’humour, le rap, les blogs, les réseaux sociaux. On s’est cultivés à mort, à en rater ses études. On s’est égarés à mort à rêver et à écrire nos solitudes. En se demandant si ça nous est utile, si ça peut être utile. On est souvent incompris, souvent écoutés et contredis. On est souvent critiquer parce qu’on parle, nous. Nous on l’ouvre, nous. Sans faire grand bruit mais on essaye de porter notre voix, nous. On essaye de montrer notre passion, nos passions. De faire découvrir nos curiosités, nos peines et notre haine contre… contre un monde qu’on voit. Et que notre voisin de table ne voit pas. Il en voit un autre et commande au serveur un autre… Qui est-il ? Dans sa jeunesse il se posait peut-être ces mêmes questions, il cogitait et se refermait sur lui-même? Qui sait… Et ce n’est pas qu’on ne veut pas savoir, c’est que sur le coup on s’en bat. Et on zyeute un groupe de filles qui s’installent, mais bref comme d’hab’ on s’égare. Et remarque… S’égarer, ça fait quoi ? Ça fait du bien non ? De ne penser à rien, de rire, de faire le con. Alors nous nous sommes mis à crier et ça nous a soulagés. La liberté c’est pouvoir crier comme on veut, d’être bien entourés, compris et écoutés. De pouvoir à tout moment écarter les bras, fermés les yeux et tourner sur soi-même. D’apprécier un coucher de soleil ou encore de se plonger dans les yeux de celle qu’on aime. La liberté, un sacré mot, une sacrée histoire, une sacrée quête. On espère juste qu’elle ne s’achète pas. On aimerait qu’elle se mérite. La liberté se mérite. Nous nous disons ça l’ami. Nous nous disons ça…